Voilà, ça c'est fait.

Bon même s'il n'y a plus personne qui vient sur mon blog, j'ai quand même décidé de changer un peu le design.
Même si c'était sur un coup de tête hier soir "Oh, c'est beau ça mon chéri ! Tu me l'installes ?".
Ce début d'année a donc été riche en évènements, et maintenant qu'on arrive presque à la moitié, je peux presque dire que c'est un peu une année de merde au niveau professionnel.
Après avoir miroité un CDI pendant deux mois, j'ai enfin été engagée dans un snack de luxe où je devais officier en cuisine, aux sandwiches pour être exacte.
Bien.
Et puis, comme j'en avais parlé précédemment, j'ai eu un léger contretemps plus connu dans mon entourage sous le nom de "Et ton bras, ça va mieux ?" et dans le milieu médical sous "Luxation et fracture du tubercule majeur". Ce qui fait que mes deux premiers mois de contrat se sont effectués chez moi.
Pour ne pas être trop larguée à mon retour, je persistais à venir quand même pour observer ceux qui étaient censés me former mais qui s'échinaient à essayer de former d'autres personnes pour me remplacer.
J'avais encore l'espoir quand je voyais que mes remplaçants partaient les uns après les autres, en me disant que personne n'égalait mon tal...oui nan en fait, ils ne s'y plaisaient pas ou n'étaient pas assez "propres sur eux".
J'ai enfin repris au bout de presque deux mois. C'était mardi et j'ai vu qu'ils avaient trouvé quelqu'un.
On règle enfin ces histoires d'assurance et la déclaration d'accident de travail, qui ne sera peut être pas considéré comme accident de travail alors que concrètement ce vélo, je ne serais jamais montée dessus si je n'avais pas du me trouver là bas à 6h30, bref je ne vais pas ressasser ça encore une fois.
Deux jours de boulot, sans doute assez pour m'apercevoir que ben en fait bosser en cuisine, c'est pas vraiment mon truc.
Le problème, c'est qu'ils ne m'ont même pas laissée le temps de leur en parler et de trouver une solution puisqu'ils m'ont renvoyée tout de suite.
Je passe les "ce n'est pas personnel", "nous réduisons les effectifs et il a fallu faire un choix".
Me voilà donc de retour à la case départ.
Avec des séances de kiné qui me coûtent une fortune et qui ne me seront peut être pas remboursées. Avec une expérience tellement ridicule que je ne sais même pas si ça vaut le coup de la mettre sur le CV. Et avec l'impression que tous mes jours prestés ne me seront pas payés.
Et l'impression encore plus grande que ceux non prestés, je peux me les carrer où je pense.
Mais ça, à la limite je m'en fous.
Ce dont je me fous moins, ce sont les 700€ d'hospitalisation, les 300€ déjà dépensés en frais médicaux, et les moultes euros restant à venir.
Plus les tickets de bus achetés pour me rendre là bas. Plus les chaussures que j'ai du acheter pour bosser en cuisine (bon, ça va que ce sont des Crocs et que je vais pouvoir les remettre).
Et puis je ne compte pas non plus la pression et les doutes, le stress causé par "Ah non, nous n'avons toujours pas reçu l'attestation d'accident de travail" au bout d'un mois.
Comme une neuneu, je leur ai dit que je comprenais, que je ne leur en voulais pas.
Je n'ai pas dit tout ce que j'avais sur le coeur et peut être que j'aurais du.
Je suis juste sortie du magasin en pleurant, avec le regard sur moi des vendeuses qui ne comprenaient pas et l'envie de rentrer chez moi le plus vite possible.
Me revoilà donc ici. J'oscille entre l'envie de leur montrer de quoi je suis capable et celle de me laisser mourir sous ma couette.
J'oscille entre le soulagement d'échapper à un travail hyper stressant avec sans arrêt la peur de me faire engueuler et la tristesse de voir tous les projets financiers que nous avions, s'envoler en fumée.
En tout cas, le filet à cheveux et la toque, non seulement ça n'est guère seyant mais après l'avoir porté toute une journée, ça serre tellement que j'ai encore l'impression de l'avoir sur la tête...
Ah mais merde !!!
Bon, ben je m'en servirai pour faire du compost...

















