vendredi 9 mai 2008

Voilà, ça c'est fait.


Bon même s'il n'y a plus personne qui vient sur mon blog, j'ai quand même décidé de changer un peu le design.
Même si c'était sur un coup de tête hier soir "Oh, c'est beau ça mon chéri ! Tu me l'installes ?".

Ce début d'année a donc été riche en évènements, et maintenant qu'on arrive presque à la moitié, je peux presque dire que c'est un peu une année de merde au niveau professionnel.

Après avoir miroité un CDI pendant deux mois, j'ai enfin été engagée dans un snack de luxe où je devais officier en cuisine, aux sandwiches pour être exacte.
Bien.

Et puis, comme j'en avais parlé précédemment, j'ai eu un léger contretemps plus connu dans mon entourage sous le nom de "Et ton bras, ça va mieux ?" et dans le milieu médical sous "Luxation et fracture du tubercule majeur". Ce qui fait que mes deux premiers mois de contrat se sont effectués chez moi.

Pour ne pas être trop larguée à mon retour, je persistais à venir quand même pour observer ceux qui étaient censés me former mais qui s'échinaient à essayer de former d'autres personnes pour me remplacer.
J'avais encore l'espoir quand je voyais que mes remplaçants partaient les uns après les autres, en me disant que personne n'égalait mon tal...oui nan en fait, ils ne s'y plaisaient pas ou n'étaient pas assez "propres sur eux".

J'ai enfin repris au bout de presque deux mois. C'était mardi et j'ai vu qu'ils avaient trouvé quelqu'un.

On règle enfin ces histoires d'assurance et la déclaration d'accident de travail, qui ne sera peut être pas considéré comme accident de travail alors que concrètement ce vélo, je ne serais jamais montée dessus si je n'avais pas du me trouver là bas à 6h30, bref je ne vais pas ressasser ça encore une fois.

Deux jours de boulot, sans doute assez pour m'apercevoir que ben en fait bosser en cuisine, c'est pas vraiment mon truc.
Le problème, c'est qu'ils ne m'ont même pas laissée le temps de leur en parler et de trouver une solution puisqu'ils m'ont renvoyée tout de suite.
Je passe les "ce n'est pas personnel", "nous réduisons les effectifs et il a fallu faire un choix".

Me voilà donc de retour à la case départ.
Avec des séances de kiné qui me coûtent une fortune et qui ne me seront peut être pas remboursées. Avec une expérience tellement ridicule que je ne sais même pas si ça vaut le coup de la mettre sur le CV. Et avec l'impression que tous mes jours prestés ne me seront pas payés.
Et l'impression encore plus grande que ceux non prestés, je peux me les carrer où je pense.
Mais ça, à la limite je m'en fous.
Ce dont je me fous moins, ce sont les 700€ d'hospitalisation, les 300€ déjà dépensés en frais médicaux, et les moultes euros restant à venir.

Plus les tickets de bus achetés pour me rendre là bas. Plus les chaussures que j'ai du acheter pour bosser en cuisine (bon, ça va que ce sont des Crocs et que je vais pouvoir les remettre).
Et puis je ne compte pas non plus la pression et les doutes, le stress causé par "Ah non, nous n'avons toujours pas reçu l'attestation d'accident de travail" au bout d'un mois.

Comme une neuneu, je leur ai dit que je comprenais, que je ne leur en voulais pas.
Je n'ai pas dit tout ce que j'avais sur le coeur et peut être que j'aurais du.

Je suis juste sortie du magasin en pleurant, avec le regard sur moi des vendeuses qui ne comprenaient pas et l'envie de rentrer chez moi le plus vite possible.

Me revoilà donc ici. J'oscille entre l'envie de leur montrer de quoi je suis capable et celle de me laisser mourir sous ma couette.
J'oscille entre le soulagement d'échapper à un travail hyper stressant avec sans arrêt la peur de me faire engueuler et la tristesse de voir tous les projets financiers que nous avions, s'envoler en fumée.

En tout cas, le filet à cheveux et la toque, non seulement ça n'est guère seyant mais après l'avoir porté toute une journée, ça serre tellement que j'ai encore l'impression de l'avoir sur la tête...
Ah mais merde !!!

Bon, ben je m'en servirai pour faire du compost...

mercredi 2 avril 2008

J'aurais presque pu...mais non.

Comme je n'ai toujours qu'un seul bras, je ne vais pas m'étaler non plus (vu que ça a déjà été fait sur le bitume y'a trois semaines de ça).

Pour les nouvelles (si tant est que y'en ait que ça intéresse) :

_ mon employeur n'a a priori pas du tout l'intention de me croire quand je lui dis que oui c'est un accident du travail puisque je rentrais du boulot

_ mon employeur fait semblant de me croire, d'appeler son assureur et d'envoyer une attestation à l'hôpital où l'on me dit ce matin avec un sourire compatissant que non, ils n'ont rien reçu

_ mon employeur (oh tiens, encore lui !) a décidé de battre le record du nombre de prétextes à la con pour ne pas avoir à me parler au téléphone. Aujourd'hui, sa batterie était en rade.

_ mon employeur (il s'incruste) va probablement de toute façon me virer en me laissant une note d'hospitalisation et de soins de 700€ parce qu'il est, somme toute, assez évident que je n'ai pas assez dépensé cette année et ne va sans doute pas juger nécessaire de me payer les heures que j'ai déjà faites.

Tout ça pour dire que cet accident est une merde sans nom mais qu'il m'a quand même permis de découvrir Linda Perhacs et sa chanson Chimacum Rain.



Et non, pas de conclusion vu qu'il n'y en a pas encore à tout cet imbroglio.

mardi 18 mars 2008

Dis ? Tu mets à jour ouais ?

Et si j'ai pas envie ? Hein ? Si j'ai bêtement envie de me laisser mourir sur ma chaise plutôt que d'essayer de muscler le bras qui me reste ?
Ah oui parce que j'ai plus de bras. Enfin plus qu'un. L'autre est en écharpe et a décidé de faire grève pendant 6 semaines et de faire son intéressant uniquement parce que j'ai eu la merveilleuse idée de tomber sur lui après un vol plané en vélo. Vélo, qui n'a pas voulu se rebeller mais bien suivre les rails. Rails qui étaient ceux du tram et qui n'allaient absolument pas dans ma direction, évidemment.
Du coup, je suis une grosse assistée et j'essaie de comprendre ce qui a pris à Vélo de tout à coup vouloir rentrer dans le rang alors que soyons sérieux deux minutes, quand on est un vélo pliable on la ramène pas trop déjà et puis en plus, on essaie de conserver ce côté rebellitude assumée, en poussant même le vice jusqu'à faire en sorte que la lumière de frein ne fonctionne plus à 5h30 du mat dans les rues de Bruxelles en plein mois de mars.


Pourtant, ça avait bien commencé, j'étais arrivée à 6h ce matin là au boulot que je venais de commencer (oui hein tant qu'à faire ça pouvait pas m'arriver quand j'avais rien d'autre à foutre que de rester le cul collé au canapé, non) et j'avais passé la journée à être formée comme il se doit et à prendre 5 minutes de pause jusqu'à repartir tournicotant vaguement vers 15h30 dans les rues, pressée de rentrer chez moi me reposer un peu avant de repartir pour 16h30 à la gare pour mon cours de néerlandais et de me foutre dans une grève. Oui, nan mais c'est normal, c'est la SNCB aussi.
Je prévoyais tout dans ma tête, la pression pour rentrer plus vite, le temps qu'il me reste, putain chui où déjà, ah oui à deux pâtés de maison, je descends ici et...
Et puis zwip la loutre.

Au passage, je rentre dans une camionnette à l'arrêt et manque de me faire écraser ainsi que mon bras restant par le tram qui arrivait. Oui parce que sinon c'est pas drôle.

Donc, secours, hôpital, douleur, pleurs de rage contre moi même, anesthésie, shoot aux anti douleurs de bison (c'est proportionnel au poids hein) et première nuit de merde qui sera l'inauguration d'une longue série.



Dimanche, je consulte mon répondeur que je n'avais pas consulté depuis le lundi précédent (jour de ma déconfiture) et j'entends un message datant du lundi en question à 16h45 :"Oui mademoiselle Loutre, ici le centre de formation, je vous appelle pour vous prévenir qu'il n'y aura pas cours, la prof est absente".
Quel dommage, c'est balot, j'y serais bien allée mais à cette heure là, je hurlais à la mort dans une salle d'hôpital, par contre si la prochaine fois, vous pouviez me prévenir plus tôt, ça m'arrangerait, merci.

Ce billet a été entièrement rédigé de la main gauche. Appréciez l'effort donc. Surtout que je ne suis ni gauchère, ni ambidextre.

mercredi 23 janvier 2008

Fille à frange, fille qui mange (plus du tout)

2008 est arrivé avec ses moments de bonnes résolutions, de projets, de démarches ré-engagées qu'on avait lâchement abandonnées en 2007.

Pour 2008, ma bonne résolution était de ne pas en prendre parce que quand j'en prends au Nouvel an, je ne les tiens pas.
C'est comme la liste que je faisais chaque été avant la rentrée scolaire avec tout ce que je devais faire dans l'année et dont la majorité des éléments revenaient d'une année sur l'autre genre "passer le permis", "perdre au moins 2 ou 3 tonnes", "apprendre à poncer un parquet", "faire une écharpe en laine", tant de choses toutes complètement indispensables, en somme et que je n'arrivais jamais à concrétiser vraiment jusqu'en juin de l'année d'après.
Donc, j'ai décidé d'arrêter de prendre des bonnes résolutions à ces périodes-là.

Et puis, bon y'a des moments où tu te dis "2008, pas 2008, ça revient au même en fait, même si on est en janvier, c'est pas pour autant que je vais me laisser aller à souder ma graisse à la chaleur du pc portable et aux fibres du canapé !".
Et puis aussi parce que j'ai une peur bleue que le chat de Monsieur Mamour me bouffe dans mon sommeil, donc il fallait que je bouge.

Du coup, comme toute fille qui se respecte et qui veut se reprendre en main, je suis d'abord allée chez le coiffeur.
Et là, j'ai eu droit à la frange la moins normale du monde à peu près. Il faut dire que je m'étais ramenée avec une photo d'un mannequin qui doit certainement être payée pour qu'on lui fasse une frange de merde. Alors que là, c'est moi qui payais.
Alors oui, je sais, y'en a qui vont me dire que de toute façon, à la base, la frange, c'est de la merde. Et je vous dirais "oui mais je fais ce que je veux".

Je suis donc rentrée chez moi mécontente, comme d'hab. A la fin de la soirée, je pleurais sur mon triste sort de nouvelle défigurée en me reprochant en mon for intérieur de ne jamais avoir pris de cours de coiffure pour rattraper ce désastre.
Finalement, j'ai pris ma paire de ciseaux et ait tenté de faire quelque chose de "normal" pour une frange en finissant mon expérience de coupe de cheveux suicidaire par un "de toute façon, ça repousse".

Et à défaut de prendre des cours de coiffure, parce qu'au final, je ne pense pas avoir la fibre (capillaire) (oui même si je fais déjà des blagues de coiffeurs)(non n'insistez pas, je ne bougerai pas ma blague d'un cheveu !), j'ai décidé de me mettre au flamoutche pour pouvoir parler aux flamoutches et quand j'irai en Flamoutchie (parce que même si je m'accroche à la porte, je sais que ça arrivera forcément).
A l'heure d'aujourd'hui, j'ai eu droit à mon premier cours et vous n'en reviendriez pas de m'entendre prononcer "twee duizend drie honderd vijfentachtig" à la perfection plus que parfait du perfectionnisme. Et non je vous dirai pas ce que ça veut dire pour ceux qui parlent pas flamoutche, vous n'avez qu'à vous y mettre, y'a pas de raison que je sois la seule à souffrir.

Et puis, comme je me sentais en veine et que j'avais eu droit à des sous de ma famille pour Noël et qu'il fallait bien que je les dépense, j'ai commencé un régime.
Je n'en suis que dans ma première semaine mais j'ai déjà perdu 1 tonne à peu près. Enfin dans mes rêves, en fait. Mais voilà, je suis au régime, exit les frites, les durums, la bière, les cookies, les trucs bons, quoi.
Bienvenue aux légumes verts, rouges, oranges, violets !

Donc voilà, 2008 commence et j'ai pris plein de bonnes résolutions. Comme quoi, je n'ai finalement pas tenu ma première. Quand je vous disais que je ne les tenais jamais celles du Nouvel an.

mercredi 9 janvier 2008

On a perdu...On a perdu...

Incendie spectaculaire à Lodelinsart

DIVERS mer 9 jan

Les dix mille mètres carrés du dépôt de la firme « Stoc - L'as des lots » sont partis en fumée mardi soir à Lodelinsart. Une soixantaine de pompiers sont intervenus sur place. Les habitants de la cité sociale Chausteur et des Hamendes ont été priés de se calfeutrer chez eux en raison des dégagements toxiques. Le feu s’est déclaré vers 21h00. Près de deux heures après le début du sinistre, le bâtiment de l'entrepôt était entièrement détruit. A l’heure actuelle, les dégagements de fumée ne sont plus dangereux pour les habitants.

La firme "Stoc" abritait du matériel sanitaire et de menuiserie, mais aussi des réserves de peinture acrylique et des produits solvants. Le foyer s'est rapidement propagé à l'ensemble du bâtiment, qui occupait une superficie de six mille mètres carrés au rez-de-chaussée et de quatre mille mètres carrés à l'étage. L'incendie était visible à des kilomètres de là. Il n'a fait aucune victime, et il est trop tôt pour indiquer ce qui a pu le déclencher.


Voilà, ça c'était hier soir. Et hier soir, à 21h50 je sortais de mon cours qui se situe à 500m de Stoc.
Stoc se situe à 200m de l'arrêt SNCB "Lodelinsart" où je prends d'habitude un des derniers trains circulant. Vous voyez où je veux en venir ?

Eh oui. A 21h55, j'étais donc à côté d'une femme policier qui disait "rodjeure" au talkie walkie et qui demandait si oui ou non les trains étaient bloqués. Et un monsieur qui disait aussi "rodjeure" lui a répondu dans un crépitement que oui, tous les trains étaient bloqués.

Donc me voilà à Lodelinsart à 22h passées sans train, bus, taxi, gentilles personnes pour me ramener au moins jusqu'à la gare de Charleroi Sud. Ah oui et sans plan de la ville aussi. Et avec des flics qui connaissent pas vraiment le coin.
Me restaient mes pieds et l'espoir de croiser des gens pour m'indiquer la route de Charleroi.

Je passe les "trottoirs", qui n'en sont pas, au bord d'une route hyper fréquentée passant près d'un bois où il n'y a que la lumière des phares pour éclairer.
Je passe aussi le fait que Lodelinsart est mort à partir de 20h (y compris les bus) et que croiser une personne l'hiver tient du même pourcentage de chance que je gagne un jour une course au 100m haies.

Du coup, je marche. Vite. Je téléphone en même temps à mon amoureux pour lui crier mon désespoir à des intervalles réguliers. Je me vois déjà rejoindre la gare à pieds et dormir sur un banc en priant pour ne pas me faire violer/tuer/voler/empaler par un boucher sanguinaire/draguer par un gros lourdeau (ces options ne sont absolument pas dans un ordre de gravité).

Je croise un pelé et deux tondus. Le pelé a bien du mal à me dire où on est (oui parce que je me suis perdue entre temps) et où je dois aller.
Les deux tondus m'expliquent déjà un peu mieux tout en refaisant mon monde "ah mais nan mais t'aurais du faire ça si tu viens de là, t'aurais du aller là et puis tourner par...".
Oui mais c'est-à-dire que tu vois là concrètement, je suis là et plus là-bas. Donc je veux un renseignement pour MAINTENANT ! ICI ! ET TOUT DE SUITE !!!
"Oulaaaaaa tu veux aller à la gare de Charleroi à pieds ?!? Ben t'en as pour au moins une bonne demie-heure si c'est pas plus...pour t'indiquer, ça va être dur aussi...Ah mais t'as un bus là qui emmène à la gare tu descends juste la rue, normalement y'en a un qui passe à cette heure là encore".
Je cours, je vole, je m'évapore en criant un "merci" profond et sincère, j'entends un "bonne merde" au loin. Ils sont sympas les deux tondus.

Là, j'arrive à l'arrêt de bus et vois qu'il arrive dans 20 minutes, je profite de ce laps de temps pour chercher des sous, parce que oui même dans la merde je paye mon bus, et comme je n'ai jamais de monnaie sur moi...

Cela dit, de toute façon le conducteur ne m'aurait pas laissée entrer et j'aurais été légèrement désappointée, de nouveau.

Evidemment, ING ne distribue QUE des billets de 50€. Banque de riches. Pour un billet de bus à 1€30...
Heureusement, dans mon malheur, il y a un autre distributeur juste en face qui me donne des billets de 10, le distributeur est sympa aussi.

40 minutes plus tard, je suis à la gare de Charleroi Sud où je m'aperçois qu'il n'y a plus aucun train pour Bruxelles.

Mais c'était sans compter sur mon amoureux qui a des amis formidables. L'un d'eux a proposé de venir me chercher à Charleroi, de Bruxelles à 23h...

Donc, il m'a un peu beaucoup sauvé la vie, quand même. Parce que dès que je suis arrivée à Charleroi, je me suis faite insulter par le seul kéké bourré qui déambulait sur la place. Et je m'imaginais déjà violée/tuée/volée/etc, etc. Mais mon sauveur est arrivé et m'a ramenée saine et sauve, avec ma crinière de lionne qui avait gonflé avec la transpiration l'humidité et mon téléphone greffé à la main, que je n'ai lâché qu'une fois arrivée dans mon appartement.
Donc, encore un tout grand merci à Nathan.
Merci à mon amoureux aussi.
Je dirai pas merci aux flics parce qu'au final ils m'ont indiqué une route qui m'a fait faire THE détour de la mort qui tue.
Evidemment, je ne dirai pas merci à ceux qui ont foutu le feu EXPRES pour me faire chier à tous les coups (apparemment, d'après ce que j'ai compris, ce serait criminel).
Ah oui et puis comme je ne les aime pas, je ne dirais pas non plus merci à la SNCB pour ne pas avoir mis des navettes vers Lodelinsart qui nous auraient amenés à la gare de Charleroi.

Et dire que je croyais naïvement que les deux fèves que j'ai eues en début d'année sur les deux galettes des rois allaient m'apporter de la chance...*soupir*

jeudi 3 janvier 2008

On aaaaa gagnéééé, on aaaaa gagnéééé !


Machine arrière

Belga

Mis en ligne le 03/01/2008

Moins d'un moins après la modification de ses horaires, la SNCB a officialisé ce jeudi de nouveaux "ajustements" qui entreront en vigueur le 7 janvier. "L'objectif est de résoudre un maximum de situations problématiques pour les voyageurs, que ce soit en termes de fréquence, de capacité, ou d'adéquation des horaires", a déclaré Marc Descheemaecker, l'administrateur délégué de la société de chemins de fer.

Il faut dire que l'introduction des nouveaux horaires, le 9 décembre dernier, a suscité pas moins de 3.089 réactions négatives, en ce compris celles reçues du médiateur de la SNCB ou encore celles enregistrées sur le site navetteurs.be. A titre de comparaison, les changements d'horaire en décembre 2007 n'avaient provoqué que 1.565 réactions. "Au total, 88 pc des plaintes reçues sont liées au nombre de trains en service pendant les heures de pointe; à leur capacité pendant ces périodes; au glissement des horaires; aux correspondances et au nombre de train pendant la semaine", a poursuivi l'administrateur délégué de la SNCB. Concrètement, 12 lignes - qui représentent à elles seules 83 pc des plaintes - seront concernées par ces adaptations. Parmi celles-ci, la ligne Turnhout-Anvers/Bruxelles verra son nombre de places assises augmenter de 1.200 unités tandis que les liaisons entre Charleroi et Bruxelles ainsi qu'entre Louvain-la-Neuve et la capitale seront elles aussi renforcées, offrant respectivement un millier et 540 places assises supplémentaires.

Par ailleurs, des modifications sont également prévues sur les axes Malines-Louvain; Gand-Anvers; Termonde-Bruxelles; Gand-Eeklo; Ostende-Bruxelles; Anvers-Essen-Roosendaal; Hasselt-Louvain; Gand-Bruxelles; Hal-Malines; Courtrai-Denderleeuw et Liège-Bruxelles. Afin d'informer les voyageurs de ces adaptations, des stands d'informations seront installés dans les gares concernées entre le 4 et le 7 janvier. Des affiches seront également placées et la communication "en temps réel" sera améliorée, avec des annonces dans les gares et dans les trains.

"Il ne s'agit pas d'un nouvel horaire mais d'ajustements en faveur de la clientèle", a enfin rappelé Marc Descheemaecker en faisant état de "30 solutions concrètes et ciblées qui résolvent une partie importante des plaintes reçues". Par ailleurs, "la SNCB prévoit un suivi permanent pour adapter en juin et en décembre 2008 ses horaires en fonction de la demande des voyageurs", a-t-il conclu.



Ah oui au fait...Bonne Année 2008 !

vendredi 21 décembre 2007

Mes amis, mes amours, mes...mes quoi déjà ?



Vous connaissez la loi de l'emmerdement maximum ? Ou aussi appelée loi de Murphy ?
Cette loi qui dicte que "toute chose susceptible de mal tourner, tournera nécessairement mal".
Bon, bah cette loi a été érigée pour moi, je pense. Et pour les milliards d'autres personnes malheureuses dans le monde aussi, je suis bien d'accord, mais concentrons nous sur moi, on est sur mon blog, merde !

Tout a commencé hier...enfin nan, tout a commencé à ma naissance, mais comme ça va faire une note vachement longue et que là, concrètement, j'ai pas le temps, je vais vous parler d'hier.

Hier, je suis allée en cours. Je pourrais dire que ce n'est pas la première fois mais si vous avez lu la note précédente, vous saurez que non et vous saurez aussi combien ça m'énerve de me taper les aléas de la SNCB deux fois par semaine (dire que certains le font tous les jours...courage, je suis avec vous).
Mais une fois n'est pas coutume, le train arrive non seulement à l'heure mais presque en avance !
J'arrive donc à l'heure pour mon autre train, juste le temps de fumer une clope avant d'attaquer un cours de cocktails, je monte dans le train et arrivée à mon arrêt...ben rien. Je reste bloquée dedans.
La porte refuse de s'ouvrir, dans un élan d'espoir, je cours vers une autre porte qui elle non plus, ne s'ouvre pas, je continue mon périple à travers le mini-train en courant, bousculant les gens au passage pour finalement m'apercevoir que le train avait redémarré depuis belle lurette et que là, j'allais dans un pays dont je n'aurais jamais soupçonné la dureté et la froideur.

Dureté et froideur parce que j'ai du tout simplement attendre un train dans l'autre sens pendant une demie heure sous la neige, qui n'était même pas de la VRAIE neige, mais plutôt une sorte de pluie givrée. J'avais froid, je ne pouvais pas m'asseoir, je pestais contre ces putains de trains à la con et sur le fait que j'allais encore arriver en retard en cours (oui, parce que c'est récurrent avec les trains justement).

Au final, j'ai réussi à arriver là bas. Je crois même avoir fait peur à mes camarades de cours et à la prof, tellement j'étais furibonde.
Et puis je me suis calmée.
Mais la loi de Murphy m'attendait au tournant, forcément.
Rentrée chez moi après encore de moultes péripéties de train dont je ne vous bassinerais pas encore les oeils, je vois un petit message dans ma boîte de facebook. Ce message était la réponse à une question que j'avais envoyée à une jeune fille qui doit (devait ?) nous emmener sur Paris pour les fêtes. La question était "ça tient toujours, c'est bon ?" et la réponse était "non".
Le radiateur de la voiture de la demoiselle venait de péter alors qu'il venait d'être remplacé. Du coup, pas moyen de faire avancer la voiture, même pour l'emmener chez son garagiste, elle doit la remorquer.

Je vous passe les détails, j'attends sans trop d'espoir la solution finale à tout ceci.
Et puis, la nuit est passée et je me suis dit "allez, je vais appeler mon peut-être futur patron pour mon stage dans un salon de thé" vu qu'il devait me rappeler cette semaine mais qu'il ne l'a pas fait.
J'aurais pas dû en fait. Parce que son "non, je vais pas pouvoir financièrement", s'il ne l'avait pas prononcé aujourd'hui, aurait pu me permettre de passer une après-midi shopping avec mes copines parce que mine de rien on est vendredi et j'ai toujours pas acheté tous mes cadeaux de Noël.
Donc, non.
Non, mes problèmes de train ne s'arrangeront pas avec le temps.
Non, je ne trouverai pas de stage à temps.
Non, je ne partirai pas à Paris pour les fêtes.
Non, je ne réussirai pas à acheter tous mes cadeaux à temps.
Et tout ça, c'est pas moi qui l'ai dit, c'est Murphy.

Edit (Cresson) : Les mentions barrées ci-dessus font suite à la mise à jour de vendredi. Covoiturage trouvé. Cadeaux achetés. Pour le reste...je crois que c'est foutu de chez foutu.

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